LA CHARTE DES DISTRACTIONS Un film indépendant.

 

Pourquoi ce film?

«La charte des distractions» propose un regard critique sur le projet de loi 60 du Parti Québécois, actuellement discuté dans l'espace public. La complexité des multiples enjeux soulevés à l'occasion du débat y est explorée par des intervenant-e-s touché-e-s de diverses manières par ce projet de Charte.

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Participez à la discussion sur le film – sur facebook: https://www.facebook.com/events/514157665367171/

Participez à la discussion sur le film – sur twitter: #chartelefilm





Dès le début, le projet se construit sur une base collaborative et démocratique où tout est mis en commun: ressources, temps, matériel, forces de chacun. Un tel travail demande un minimum de ressources humaines et matérielles.

Pour garder l’aspect indépendant de la production, les membres de l’équipe, en parallèle de leurs vies personnelles et professionnelles, se sont investis dans le projet sans demander de financement.

Pour pouvoir finaliser le travail et assurer la première du film, nous avons opté pour une campagne de socio-financement.


Vous pouvez aussi contribuer au succès de ce film à travers notre campagne de socio-financement.

Celui qui lutte contre les monstres doit veiller à ne pas le devenir lui-même. Or, quand ton regard pénètre longtemps au fond d’un abîme, l’abîme, lui aussi, pénètre en toi.

-- Friedrich Nietzsche --

L'équipe

99%Media, Les Alter Citoyens et GAPPA, trois médias indépendants qui ont en commun des valeurs de justice sociale, de solidarité et de défense de droits collectifs.

Qui sont ces médias?

Les Alter Citoyens

99%Media

Gappa

Ce qui se dit sur la charte:

  • « C’est un principe démocratique. Tocqueville disait: tu n’imposes pas à une minorité ce que tu ne peux pas imposer à la majorité. La loi 101, par exemple, était imposée à tout le monde, les immigrants comme les canadiens français. (…) Mais là, avec la charte des valeur, qui ça vise? C’est pas les chrétiens, y’a pas grand catholiques qui se promènent avec un grand crucifix. Ça vise les musulmanes. Pourquoi ça vise les musulmanes? Parce que c’est payant, en terme électoral. Pour moi, ça, c’est du populisme de droite, que j’exècre, autant, encore plus peut-être que le populisme de gauche, lorsque qu’on joue sur les sentiments des gens, leur ignorance. »

    Jean-Marc Piotte, professeur émérite en science politique de l'UQÀM
  • « Il y a déjà une forme de violence symbolique, que nous ne voyons peut-être pas, par exemple moi parce que je ne suis pas voilée. Mais qu’on le veuille ou non, en ce moment, on voit tous des femmes voilées, on les remarque. Qu’on ait un oeil bienveillant envers elles, ou un oeil méfiant, on les voit. Il me semble que ce n’est pas ça, une société, de pointer du doigt un groupe, surtout un groupe qui peut être aussi vulnérable, pour des questions d’accès à l’emploi, etc. »

    Bochra Manaï, doctorantte en Études Urbaines à l'Institut National de la Recherche Scientifique
  • « L’année passée, le gouvernement Charest a suivi la tendance adéquiste, qui était de mettre des gens les uns contre les autres (…) pour mieux régner et passer ses politiques néolibérales. Il a même fait des appels à la majorité silencieuse, c’était quelque chose de grave! Ça a eu des effets, mais heureusement, les gens étaient beaucoup plus éduqués par rapport à certains autres pays (…) Créer la haine de cette manière, c’était dangereux. Et aujourd’hui, Pauline Marois agit de la même manière sur un autre enjeu, avec la question de la charte et l’imposition de certaines règles. Ça veut dire qu’une femme qui porte le voile ne pourra pas travailler dans la fonction publique, elle ne pourra pas enseigner, elle ne pourra pas travailler dans les garderies. D’une part, c’est extrêmement néfaste pour les personnes concernées, d’autre part pour la société, il y a une tension qui se crée. Depuis ce moment là, il y a des gens un peu racistes, islamophobes cachés qui s’expriment ouvertement parce qu’ils sentent qu’ils sont appuyés par les institutions politiques. »

    Adbelhadi Qaderi, enseignant en sciences politiques au cégep de Maisonneuve et militant pour la justice sociale
  • « L’augmentation de la discrimination à laquelle on assiste en ce moment au Québec n’est pas isolée. Elle doit être lue dans un contexte de mondialisation. (…) Les tensions internationales qu’on observe et qui s’accompagnent de la montée d’un État et d’un discours sécuritaire – face aussi à un Occident dont les privilèges sont menacés par la montée des économies émergentes – se traduisent au niveau des relations intercommunautaires par des dommages. Et ça, on les observe dans tous les pays occidentaux (Amérique du Nord, Europe et Australie). »

    Cécile Rousseau, psychiatre et professeure en psychiatrie sociale et culturelle, Université McGill
  • « Nous, on a tenté de se prononcer (sur la charte) et on s’est fait rabrouer comme si nous ne faisions pas partie du Québec alors que c’est bien écrit: Charte des valeurs québécoises… »

    Natasha Kanapé Fontaine, poète et militante, Innue de la communauté de Pessamit sur la Côte-Nord
  • « Ce n’est pas par la peur de l’autre qu’on va arriver à un progrès social, mais en discutant entre nous: c’est à peu près la seule solution. Ça fait cent ans que la Loi sur les Indiens est appliquée, ça fait cent ans qu’il y a un échec par rapport à la relation qui s’est créée. Dans les derniers vingt ans, il y a eu plus de progrès dans les relations entre Québécois et autochtones que dans les cent dernières années en essayant d’appliquer ce genre de loi-là. »

    Melissa Mollen Dupuis, Co-organisatrice du mouvement IdleNoMore Québec, Innue de la communauté de Ekuanitshit sur la basse Côte-Nord
  • « On trouvait ça un peu ironique qu’il y ait une « charte des valeurs québécoises » qui dise à un certain groupe de gens, à certaines minorités comment on devrait vivre en harmonie. Ça ne correspond pas à nos valeurs d’accueil. Les autochtones ont accueilli les Européens, les ont aidés à s’adapter au milieu. »

    Widia Larivière, militante des causes autochtones, co-initiatrice du mouvement IdleNoMore Québec, Algonquine de la communauté de Temiscaming First Nation, Témiscamingue
  • « Il est tout simplement indécent d’exclure les Premières Nations du débat identitaire qui fait actuellement rage autour de la Charte. «Si on parle de « valeurs québécoises », je trouve ça vraiment dommage qu’on n’entende jamais parler de l’apport des Premières Nations à la culture québécoise, en reconnaissant aussi leur culture à eux, et en la valorisant. On cohabite ensemble. Et on fait comme ignorer cette présence-là. Pour moi, c’est inacceptable. »

    Mélanie Carrier, co-réalisatrice du film « Québékoisie »

Galerie

Contact

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ou pour des copies de projection.



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